Secteur privé et l'APV FLEGT CONGO
Le secteur privé forestier de la République du Congo est constitué d’une trentaine d’entreprises opérant principalement dans les départements forestiers du Nord (Sangha, Likouala et Cuvette-Ouest) et du Sud (Niari, Lékoumou, Bouenza, Kouilou et Plateaux). Ces entreprises exploitent des concessions forestières de tailles variées et se distinguent notamment par leur niveau d’engagement en matière de certification forestière, certaines sociétés forestières sont certifiées /ou légalisées OLB, PAFC, FSC, et participent activement au processus FLEGT tandis que d’autres poursuivent leur mise en conformité avec les exigences nationales et celles de L’APV.
Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de Partenariat Volontaire (APV-FLEGT), le secteur privé s’est progressivement engagé dans le renforcement de la légalité et de la traçabilité des activités forestières. Les entreprises participent au déploiement du Système de Vérification de la Légalité (SVL) à travers la mise en œuvre des grilles de légalité, l’intégration progressive de leurs données dans le Système Informatisé de Vérification de la Légalité (SIVL) et la collaboration avec les administrations compétentes lors des contrôles de conformité.
Le secteur privé contribue également aux travaux des différentes instances de concertation prévues par l’APV-FLEGT (GTMA, GTC, GTCom, …) et bénéficie d’un accompagnement technique visant à renforcer les capacités des entreprises en matière de légalité, de traçabilité et de gestion durable des forêts. Cet accompagnement est assuré notamment à travers des projets dédiés, des actions de formation, des séances de coaching et l’appui à la mise en conformité des entreprises avec les exigences du SVL.
Les progrès enregistrés ces dernières années, notamment le déploiement progressif des modules du SIVL, le renforcement de la certification forestière, l’amélioration des mécanismes de traçabilité ainsi que l’implication croissante des entreprises dans la mise en œuvre de l’APV-FLEGT, témoignent de l’engagement du secteur privé en faveur d’une gouvernance forestière plus transparente, d’une exploitation légale des ressources forestières et d’un meilleur accès aux marchés internationaux.